On veut que le monde change. Que les dominations cessent et qu’on prenne un peu plus soin de notre habitat, pour faire court.

On a choisi de participer à ce changement en faisant un travail de fédération, de médiation et de mutualisation des moyens. On veut aider les luttes existantes, faire que les humain.e.s dans ces collectifs puissent se reposer sur nous et se concentrer sur leur lutte.

On avait eu dans nos mains le caneton privadois et on avait appris qu’il s’arrêtait. Alors on s’est dit qu’on devrait essayer, pourquoi pas, nous aussi de créer un journal. Sans expérience, et sans prétention, un peu sur un coup de tête: on l’a fait.

Un prototype sorti en moins d’une semaine

Plein de motivation, après l’idée autour d’un verre au Kern vient la réunion au local pour concevoir et lancer une première édition du journal, destinée à rester privée, avec une diffusion dans notre cercle de copains proches.

Pour éviter de devoir payer des impressions avec un budget qu’on n’a pas, on décide d’imprimer nous-mêmes les numéros. Ce sera donc du noir et blanc, pas par choix, mais parce que nos imprimantes sont des laser noir et blanc…

On peut imprimer que du A4, alors on imagine un A4 replié sur lui-même, pour le déposer facilement partout dans Privas et proposer quelque chose d’original aussi. On se dit que ça délimite bien les différents contenus envisagés.

Pour la mise en page, on utilise Scribus, un logiciel de Publication Assistée par Ordinateur (PAO) gratuit et libre (ça fait partie de nos valeurs, un peu). On trouve vite quelques dessins et en 3 jours, le numéro 0 est imprimé.

On se dit qu’on tient quelque chose, et qu’avec l’été qui arrive, on aura le temps de concevoir le premier numéro.

Un premier numéro d’entre deux tours

Les législatives anticipées de juillet 2024 nous donnent notre sujet principal et une date de publication bien plus proche de ce qu’on imaginait, l’urgence nous donne l’énergie nécessaire à sa réalisation.

On a eu énormément de chance, Patricia Mas, une artiste parmi nos copaines a réalisé un superbe dessin pile dans le thème et elle est d’accord pour qu’on l’utilise ! On fait au plus vite, on ajoute même un carnet de chants pour les entonner ensemble le soir du second tour, histoire de se donner du courage…

Il sort, on a pas mal courru, on apprend, on semble prendre le pli.

Un second numéro après l’été

Pour la suite, ça commence à se corser : de quoi parler ? Quel ton adopter exactement ? On veut que des personnes participent au journal sans être de notre asso, mais c’est pas évident de recueillir des écrits de personnes qu’on ne connait pas encore… et qui ne nous connaissent pas non plus.

La conviction du moment, c’est qu’il faut vivre ensemble, pas juste comme principe idéal, mais comme une réalité de terrain. Il faut qu’on se parle, qu’on se connaisse et qu’on construise des solidarités plus fortes que les divisions qui nous séparent. On profite d’un petit festival privé entre copaines pour imaginer l’article principal, et on l’écrit assez vite.

On brode un peu autour du sujet, nos amis dessinateurs continuent de nous proposer des textes et dessins… Bref, on s’en sort encore plutôt bien. Le numéro 2 s’appellera « Les un.e.s avec les autres ».

Et maintenant ?

Et bien pas d’autre numéro depuis un peu plus d’un an. On a pourtant déclaré notre petit journal à la Bibliothèque Nationale de France, on a un bel ISSN et un format, et des compétences… Alors pourquoi on fait plus rien ?

Et bien parce que produire un journal, c’est une activité qui demande beaucoup d’engagement et de régularité. Et surtout, ça ne peut pas se faire seul. On a aussi travaillé à la création de l’Asso’ Citoy au moment du numéro 2, ce qui nous a détourné de notre projet journalistique.

On a profité de recevoir Nicolas Framont, de frustration magazine, en juin dernier pour lui parler de notre idée, et son conseil premier a été de publier sur le web. Et c’est vrai que ça demande beaucoup moins de travail. Donc on écoute ce conseil, on écrit ici pour le moment.

Mais on n’oublie pas le numéro 3, parce qu’en vrai, c’est marrant de publier un journal ;)

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